Les 3 étapes pour déguster un bon rhum ?

Vous avez reçu en cadeau une belle bouteille de notre fameux breuvage. Un Vieux Père labat ? un Bally de 93 ? Un Dillon de 98 numéroté ? Alors ne dégustez pas ça comme vous buvez une verre d’eau. Voici les 3 étpapes de dégustation d’un bon Rhum.

Nos sens sont mis à l’épreuve

Pour déguster, vous allez devoir faire appel à 4 de vos sens: L’odorat, la vue, le goût bien entendu et le toucher.

Pour ce qui est du toucher, c’est un peu le dernier des sens à utiliser. C’est la sensation que vous allez ressentir en bouche ou au nez. C’est important pour évaluer la texture et la température de l’alcool.

On parle souvent de goût primaire lorsqu’on cite le gout. Il existe 4 saveurs principales: le sucré, le salé, l’amer et l’acide. Le Rhum et la dégustation en général, fait intervenir ces élémentaires et les arômes. Et c’est ce qui permet de décrire un Rhum en termes plus complexe que les 4 goûts de base.

La vue sera requise aussi pour déterminer la limpidité, la brillance, l’intensité d’un bon rhum. Mais vous y décelerez aussi avec un peu d’expérience, sa corpulance et sa richesse. Vous savez ces gouttes qui semblent coller sur le verre.

Et pour finir, un bon rhum va de suite attirer l’attention par l’odorat. C’est notre sens le plus développé et le plus précis. C’est un puisant stimulateur de la mémoire effective. Sans aller jursqu”à émousser la réaction des récepteurs olfactifs, votre nez va savoir reconnaitre des saveurs entre 1000 avec un peu d’entrainement. C’est lui en premier qui saura vous dire si vous avez au bord des lèvres une merveille ou une piquette.

Plus vous saurez discerner les saveurs, les goûts et les odeurs, plus vous apprécierez votre Rhum à sa juste valeur. Vous pourrez ainsi partager votre connaissance et déguster avec vos amis sans les voir tout avaler d’un coup !

La dégustation de votre rhum en 3 étapes

La première étape de dégustation de votre alcool va permettre d’évaluer la couleur, la limpidité, la brillance, le corps. C’est pour celà que vous utiliserez votre oeil en premier.

Du blanc au brun, le rhum peut vous emmener partout lors d’une dégustation. C’est en effet la couleur que vous allez apercevoir de suite. Et pour qualifier une couleur, voici celles utilisées courament: transparent, jaune pâle, paille, jaune d’or, doré, jaune orangé, vieil or, cuivre, acajou. En règle générale, vous trouverez une correspondance avec votre bouteille dans ces couleurs.

Opaque, trouble, voilé, flou, laiteux, opalescent, transparent, limpide, cristallin, sont les termes que vous pourrez utiliser pour la limpidité de votre rhum. En le regardant sur le côté, en pencahnt légèrement votre verre. Préférez une lumière naturelle à l’artificielle. Vous mettez ainsi mieux en évidence les particules dans votre spiriteux.

La lumière naturelle vous permettra également de distinguer la brillance & l’éclat de votre verre. Sur un fond blanc, vous distinguerez plus aisément l’échelle d’intensité (mat, terne, net, lumineux, éclatant, etc.)Jambes spiriteux et larmes sur un verre

Votre Rhum aura un corps léger, moyen ou corsé en bouche. Pour le voir à l’oeil, faites-le tourner dans votre verre et observez ce qu’on appelle les jambes (traces transparentes qui se forment sur les parois intérieures d’un verre). Plus elle seront longues, plus votre alcool sera fort. Avec l’expérience, vous saurez dire si vous vous êtes fait roulé sur la marchandise ou pas.

La seconde étape de dégustation va s’appuyer davantage sur votre nez.

Un rhum ne doit pas piquer ou brûler au nez. Vous allez tout d’abord observer les sensations provoqués par l’alcool non dilué. Vous arriverez au fur et à mesure à distinguer les arômes et le bouquet. Retenez que les premières sensations sont les plus importantes. Faites tourner votre alcool dans le verre, et sentez-le avec précaution en gardant à l’esprit les impressions de départ. Ayez du flaire ! Vous découvrirez des rhum tantôt “agressifs“, tantôt “timides“.

Si vous sentez que votre Rhum picote ou brûle. Ajoutez-y de l’eau par petite touches jusqu’à ce que ça disparaisse. Certains vous diront que ça ne se fait pas. Pour des bons Rhums, vous n’aurez pas à le faire, mais sur des Rhum bas de gamme à moyen, il se peut que vous tombiez sur ce genre de surprise. L’eau en très faible quantité n’enleverra en rien le gôut de votre Rhum, bien au contraire.

L’étape finale. Le professionnel s’arrête souvent ici. Mais vous, vous pouvez en profiter entre amis.

Ouvrez grand la bouche, préparez votre lèvres à déguster votre succulente découverte. C’est ici que vous allez pouvoir noter la texture, le corps de votre Rhum et l’équilibre entre les saveurs primaires que nous avons vu plus haut. Les premières impressions tactiles ressenties permettent d’apprécier la texture d’un bon rhum. Vous pourrez vous retrouver face à 2 types de textures: les gras et les secs. Le piquant sera un sec, le plus doux un gras.

Déguster un spiritueux est tout un art. La mise en bouche ne donne pas forcément la même impression que le milieu de bouche, lorsque le rhum est plus sur la langue. Il se peut que votre sensation de départ reste identique (pour un alcool linéaire) ou qu’il ait du montant.

Si le goût devient plus complexe, vous avez affaire à un grand cru.

Vous voilà arrivé en fin de dégustation. Quelques minutes après la dégustation, devrait se produire la retro-olfaction, signe d’un produit de qualité. C’est souvent à ce moment là que vous percevrez plus précisément des arômes fins.

J’espère qu’après cette lecture, vous ne dégusterez plus un bon verre de Rhum comme auparavant. Mes connaissances s’arrêtent ici pour la dégustation parce que je m’y suis interessé un petit moment il y a quelques années. Maintenant, si vous avez des suggestions, n’hésitez pas dans les commentaires.

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