Rhum Whisper

Il se murmure qu’à Antigua…

C’est une de ces journées d’hiver où je n’ai pas vu le soleil. Je rentre, fatigué, m’affale dans le canapé, épuisé. Partout autour de moi, du bruit. Portes qui claquent, hurlements, pleurs, je ne rêve que d’une chose, du silence.

Mon regard paniqué dérive, s’arrête, Whisper, un murmure, oui, c’est ça que je veux.

Je saisis la bouteille, petite carte au trésor, des palmiers, une barque, Antigua Gold Rum, une promesse de voyage…

Allons-y. Cap sur les Antilles !

God save the Queen

Antigua-et-Barbuda est un état composé des deux îles lui ayant donné son nom, situé à côté de la Guadeloupe. Le nom francisé Antigue signifiant « la vieille ».

Et en effet, cette bonne vieille île en aurait des histoires à nous raconter : en 1493, elle est découverte par Christophe Colomb himself, puis colonisée par les Espagnols et les Français, suivis des Anglais. Elle est à présent un royaume membre du Commonwealth, et ce depuis son indépendance en 1981.

Sir Christopher Codrington, riche planteur et gouverneur des Îles-sous-le-Vent britanniques dont font partie Antigua et Barbuda, a contribué largement à développer la culture des cannes à sucre sur l’île, nommant sa plantation Betty en hommage à sa fille, vers 1674.

À Antigua se trouvait à la fin du dix-huitième siècle un port de réparation des navires anglais de la Royal Navy. Eh oui, le rhum n’était pas seulement la boisson des pirates, comme sa réputation le laisse souvent entendre, mais plus largement celle liée à la navigation. En effet, le rhum se conservait beaucoup mieux que toute autre boisson ( et se bonifiait même avec le temps) et agrémentait sérieusement les doses d’agrumes qui devaient éviter le scorbut aux marins, ce qui en faisait un composant de choix de la ration quotidienne de tout marin digne de ce nom.

Whisper, rendant hommage comme il se doit à la longue histoire commune entre Antigua et la Couronne britannique, est un assemblage de rhums de tradition anglaise, c’est à dire riches et aromatiques, issus de la mélasse provenant de sucre de canne raffiné, fermentés sous l’action de levures, distillés en colonne, puis vieillis au minimum deux ans dans d’anciens fûts de bourbon en chêne américain. Au passage, c’est par sa tradition anglaise qu’a été choisie sa dénomination de rum et non rhum, employé plutôt pour les rhums de tradition française.

Jusqu’à 1932, Antigua était parsemée de petites distilleries indépendantes qui se sont progressivement rassemblées pour former Antigua Distillery Limited, désormais la seule distillerie de l’île, toujours en activité.

Une légende made in France

Mais il ne faudrait pas croire pour autant que les Français n’ont pas réussi à mettre leur grain de sel dans cette histoire.

Malgré son jeune âge, ( la marque a vu le jour en Octobre 2015), Whisper a déjà tout d’une légende, ou d’un conte de fées plutôt.

Anne-François Houzel a vécu sur l’île d’Antigua-Barbuda une partie de son enfance. Plus tard, revenu étudier en métropole, il est retourné sur l’île accompagné d’un ami, Humbert Achard de la Vente, et entre deux punchs d’Antigua, ils ont mis au point leur projet venu à la suite d’un constat: il se trouve que l’unique distillerie de l’île n’exportait pas en France. Les deux amis, toujours étudiants, sont allés voir les dirigeants de la distillerie pour leur faire part de leur souhait de créer leur propre marque à partir de rhums produits sur Antigua, et de cette rencontre est né Whisper.

Notes de voyage

Depuis tout à l’heure je vous raconte tout ça en faisant tourner mon verre, je crois qu’il est temps de le goûter, ce murmure…

D’une jolie robe dorée voire ambrée, le Whisper en question a une odeur sucrée avec de légères notes de fruits secs et de vanille. Après une attaque douce et fruitée qui se complexifie petit à petit, il devient plus boisé et épicé sur la fin, presque poivré, avec une longueur en bouche agréable, ce qui en fait un rhum au final bien équilibré, relativement sec, ce qui pourra séduire les amateurs de whisky, comme c’est souvent le cas avec les rhums de tradition anglaise vieillis dans des fûts ayant contenu du bourbon. Avec ses 40° et ses notes gourmandes, il est très polyvalent et sa légèreté peut certainement lui permettre de plaire également au plus grand nombre, que ce soit pur, en punch ou en cocktail. Vendu une trentaine d’euros pour 70 cl, ce qui reste relativement abordable, c’est une très belle découverte en plus d’une jolie histoire pour cette nouvelle marque prometteuse.

Bon, j’en reprendrais bien un verre, de ce Whisper, moi, ne serait ce que pour rêver à nouveau d’Antigua et de ses 365 plages, parce qu’en parlant de cocktails, vu la saison chez-nous, j’aurais bien envie de le tester en hot drink, ce rum, et non, je ne marmonne pas, je murmure, c’est différent…

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